A la fois vide et pleine…

Vide de personnes mais pleine de nature, d’herbes qui poussent dans les interstices . Vide du speed mais pleine de calme. Nous découvrons notre ville, confinés à la parcourir dans un rayon de 1 km. Elle est grande notre ville quand j’en perçois mieux les contours au travers des limites qu’on me fixe. Elle est étonnante notre ville quand je la regarde mieux, avide de me remplir de mon heure de sortie. Elle est belle cette ville quand je salue chaleureusement mais à bonne distance mon voisin, ma voisine.

Gare de SPDC - Proust - 2020

1 commentaire sur “A la fois vide et pleine…”

  1. Vendredi 20 mars 2020 17h : je sors ! Muni de mon ausweis, j’entreprends une promenade de santé à la découverte du silence de la ville. C’est à peine croyable, ce silence ! J’exagère un peu car il y a quand même les chants d’oiseaux et d’autres bruits qu’on entendait pas : le crissement du gravier, l’essuyage des pieds sur un paillasson, une branche tombe, un robinet coule, une poubelle roule, le vent,… Une ville à la campagne, avec quand même des avions de chasse non confinés !
    Dimanche 26 mai 2020 15h : journée sans avions, je sors ! Je goûte encore le silence qui dure. Une voiture passe et je découvre que son bruit m’est devenu insupportable après 2 mois d’abstinence. Est ce pire que les avions ? Je me remet de cette agression et savoure à nouveau le calme des vies de la ville. Une nouvelle voiture passe et me fait le même effet. Je me met alors à craindre la fin du confinement. La voiture véhicule la violence mais on ne s’en aperçoit que lorsqu’elle succède à l’accalmie. En fait, sans la voiture, la ville serait très vivable. Les gens ne chercheraient pas à la fuir à la moindre occasion.
    UNE VILLE SANS VOITURE, VOILA UN OBJECTIF DESIRABLE !

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